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Vos équilibres

Vos équilibres

Cette page ouverte est un lieu d’échanges, afin de répondre au mieux à vos questions personnelles et éventuellement utiles à tous (en préservant votre anonymat), concernant votre évolution, vos difficultés, vos ressentis, vos objectifs d’équilibres…

Par le biais de la page contact, envoyez-moi vos questions, auxquelles je répondrais ici, en les synthétisant et en tentant d’y apporter une réponse pertinente.

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Les équilibres sur les membres supérieurs

L’équilibre sur les mains :

L’équilibre sur les doigts :

L’équilibre sur les avant-bras :

L’équilibre sur un bras :

L’équilibre sur la tête (mains) :

L’équilibre sur la tête (avant-bras, mains) :

L’équilibre accroupi :

Les équilibres sur les membres inférieurs

L’équilibre sur Swiss ball :

L’équilibre sur planche :

L’équilibre sur médecine-ball :

L’équilibre sur une jambe :

L’équilibre sur slackline :

L’équilibre en général

L’équilibre global :

 

Cool

L’équilibre sur les mains

Robert, 42 ans : J’ai beau tenté d’allonger mon corps au max lorsque je suis équi en m’aidant du mur (première partie du chapitre) mais rien à faire, je reste cambré et parfois j’ai un peu mal aux lombaires. Pas trop mal et pas trop longtemps mais quand même. Pourquoi ? Aussi, mes bras tremblent anormalement lorsque je suis en position, que faire ? Ps, je ne suis pas très sec de corps mais assez musclé quand même.

Æquilibrium : Si vous êtes plutôt sportif et musclé et que vos bras tremblent, ils le font vraisemblablement en dépendance non de l’effort mais de votre équilibre poids de corps et masse maigre. Autrement dit et si votre position est correcte et que vous respectez les consignes de chaque exercice et leur réalisation idéale avant d’avancer, soit vos bras sont encore trop faibles, soit votre corps est trop lourd en masse grasse.

Perdez éventuellement un peu de poids inutile, travaillez bien sur votre posture juste et renforcez non seulement vos bras mais aussi votre haut de corps en poussée ( triceps, deltoïdes antérieurs et externes, pectoraux, etc.).

La colonne vertébrale est naturellement courbe et c’est de là qu’elle tire autant de force et de souplesse. Pour autant l’entretien  des muscles l’aidant à son maintien, est capital : abdominaux, spinaux, etc. Le fait que vous restiez un peu cambré dans l’effort est donc naturel, toutefois si votre cambrure reste excessive et qu’en plus, cela vous occasionne des douleurs, là rien ne va plus ! Peut-être est-ce génétique, peut-être que votre gainage est trop faible ou que le placement de votre bassin est incohérent, votre rétroversion… Les causes peuvent être multiples.

Filmez-vous et vérifiez votre posture, travaillez plus intensément votre bassin en souplesse et en renforcement abdominal, ainsi que vos lombaires en préparation physique. Approfondissez les conseils de l’ouvrage sur cet équilibre ciblé et si nécessaire, reprenez tout depuis le premier exercice et n’avancez que lorsque vous maitrisez parfaitement votre évolution pas à pas.

Maurice, 38 ans : Je m’entraine dans une grande salle en crossfit et muscu. En plus je cours le week-end et je dois reconnaitre que même si je me sens assez en forme, j’ai pas mal de douleurs et certaines depuis des années, on s’y fait… J’avoue aussi que je ne m’étais jamais poser de questions sur ce dont vous parlez et qui était du chinois pour moi : les ressentis, le relâchement, le geste juste, le plaisir dans l’effort…

Bref, je pioche dans pas mal d’équilibres sur les mains et différents de votre très bon livre et je sens (c’est tout nouveau) comment je me place quand j’agis, mes appuis, mon allongement… Peu à peu, j’ai des douleurs qui diminuent !!! Puis j’ai aussi des sensations sur des muscles dont j’ignorais l’existence, mdr. Ma question : comment doit-on respirer de préférence : bouche ouverte, en respirant lentement et profondément ou plus rapide comme en course ou…. ?

Æquilibrium : Je vois qu’en plus d’être un sportif passionné, vous devenez un sportif lucide et performant grâce à votre humilité et votre envie de vous améliorer. Cela fait plaisir à lire.

Concernant la respiration, évitez d’ouvrir la bouche sauf pour souffler. Pour le rythme, il vous suffit de respecter vos sensations et il est donc normal que votre souffle s’amplifie parfois. Ainsi pour certains exercices plutôt difficiles, le fait d’avoir une respiration plus dynamique mais sans agressivité peut s’avérer utile. Pour autant, en équilibre, la recherche est l’apaisement grâce au placement juste et donc en diminuant peu à peu son effort et en calmant d’autant sa respiration : une respiration ample en agissant au maximum sur la respiration ventrale. Soufflez profondément en rentrant le ventre et relâchez en inspirant.

Certains mouvements puissants mais très courts, voire des passages de mouvements difficiles, peuvent solliciter un blocage de la respiration comme une petite apnée (quelques minuscules secondes). Ceci permet au corps de se gainer aussi en interne et de vous protéger, tout en vous rendant plus fort dans l’acte. Ceci est sain. Il est simplement important de vous souvenir que généralement et autant que possible, mettez plus d’énergie à souffler qu’à inspirer et éviter lorsque ce n’est pas nécessaire, de bloquer votre respiration.

Hector, 63 ans : Je ne vais pas vous cacher que je fais plus les équilibres sur une jambe et un peu de swissball que les équilibres sur les mains ! C’est que ma force n’est plus ce qu’elle était. Pourtant et c’est là le paradoxe, en lisant entre vos lignes et en approfondissant aussi votre livre précédent : Être en forme… Je me rends compte que peu à peu, je progresse même dans les exercices de préparation physique ou les premiers exercices des débuts de chapitres sur les équilibres haut de corps. C’est que je m’y prends différemment en tentant de trouver ce dont vous parlez : MA place ! Je crois bien que pour la première fois de ma vie sportive, j’arrive à m’améliorer sans forcer comme un bourrin ! En fait, j’apprends à me connaître, il n’est jamais trop tard. Merci mille fois pour vos conseils remplis de sagesse. Une question, mon souffle semble assez limité et je m’essouffle vite dès que je m’entraine sur les exercices de force, mais c’est sans doute normal à mon âge ?

Æquilibrium : La connaissance de soi est en effet un long et beau voyage et en définitive, peu importe l’âge auquel on en prend conscience, car toute notre vie est un apprentissage : il faut une vie pour apprendre à vivre.

Je constate que vous semblez être sur la bonne voie et je m’en réjouis. Votre essoufflement n’est pas comme vous le dites (et selon moi) normal. Si vous ne souffrez en rien, alors incorporez dans votre quotidien, quelques séances en effort cardiaque modéré : 30 mn ou plus en effort d’endurance : grande marche rapide, petit jogging, vélo, natation… À votre choix et développez encore plus vos ressentis afin de ne pas forcer inutilement ou démesurément, lors de vos efforts en force. Ne pratiquez pas trop d’exercices vous paraissant trop difficiles pour l’instant et travaillez avec humilité, sans pour autant vous manipuler en vous la coulant douce. Au fil des mois et votre souffle s’améliorant et votre force augmentant, les choses devraient évoluer positivement.

Lucien, 20 ans : Merci pour votre ouvrage qui me motive vraiment pour apprendre l’équilibre. Toutefois, j‘ai mal aux poignets lorsque je m’entraîne à l’équilibre sur les mains, c’est normal ?

Æquilibrium : Je vous conseille de respecter en premier lieu, un échauffement rigoureux et adapté (Page 58) à votre équilibre.

Vous trouverez quelques réflexions sur les poignets (page 29) et vous pratiquerez aussi nombre d’exercices se trouvant dans le chapitre préparation physique adaptée (page 70).

Travaillez bien la souplesse de vos poignets, leurs renforcements et aussi important, le placements de ces derniers pendant vos efforts ainsi que le placement de votre corps.

Enfin, respectez l’évolution proposée dans le chapitre ciblé, des périodes de repos entre vos entrainements d’équilibre, ne soyez pas impatient et si le mal persiste, n’hésitez pas à faire un diagnostic médical (parfois l’effort ne créé pas de mal, il en révèle un déjà existant).

Luc, 22 ans : Je me demandais si par rapport à d’autres méthodes, apprendre les équis sur les mains et autres équis du bouquin permettaient de développer vraiment ses muscles ?

Æquilibrium : À l’occasion, jetez un coup d’oeil plus attentif aux corps des gymnastes et autres acrobates de cirques et vous constaterez que la préparation physique liée à leurs prouesses, conjuguée à l’intensité du travail sur les postures maintenues en équilibre, leur donnent des corps plutôt musclés non ? L’avantage c’est qu’en plus de vous développer en muscles, vous agirez concrètement sur votre santé et optimiserez la connaissance de vous-même et ceci est d’une valeur incommensurable !

Roger, 37 ans : Comme vous le suggérez par choix, j’ai opté pour placer mes exercices d’équilibre pendant mes séances de musculation (pendant les pauses). J’ai du mal à respecter la cadence et je suis toujours essoufflé, avant, pendant et après ! Je m’y prends mal ? Ps : j’apprends l’équi sur les mains et sur les avant-bras en alternance.

Æquilibrium : Il est vrai que la vie vous serait sans doute plus facile, si vous aviez choisi d’autres équilibres à inclure dans vos séances de musculation, mais quand on aime… En fait les équilibres en appui inversés sont comme vous le constatez, des exercices très physiques et sollicitant grandement vos muscles et par conséquence votre souffle. Ceci sera ainsi tant que vous n’attendrez pas un niveau suffisant, afin d’améliorer votre justesse d’exécution, en allant vers des actions plus pertinentes et donc plus de maîtrise.

Pendant cette période d’apprentissage et de placement de vos fondations, je vous propose d’inclure entre vos mouvements de musculation et ceux d’équilibre et réciproquement, des petites pauses entre 30 s et 90 s, selon les besoins que vous générez en musculation par vos choix de séances. Cela ne devrait augmenter la durée de vos séances que de quelques petites minutes. De même si a contrario, cela augmentait trop amplement le temps entre vos séries de musculation, alors ne le faites que pendant les exercices très intenses en force : des séries courtes (moins de 5 reps), vous sollicitant moins de souffle et donc plus de force et qui demandent des pauses plus longues afin de se construire.

Océane, 36 ans : J’aimerais apprendre l’équilibre sur les mains, il n’est jamais trop tard pour bien faire et puis c’est un défi qui motive aussi à perdre du poids, me re-muscler, me motiver bref, mais je ne sais pas si c’est bien de mettre la tête à l’envers, c’est pas dangereux ?

Æquilibrium : Bravo pour le défi d’autant que comme vous le dites, ce n’est qu’un objectif, et c’est en parcourant le chemin que vous développerez vos aptitudes réelles. 

Dangereux la tête à l’envers ? Vous avez quelques pages : équilibres et risques (page 46) qui devraient vous éclairer. A priori, si vous ne souffrez en rien (n’hésitez pas à faire une visite médicale sportive), cela n’a aucune raison d’être dangereux. De par le monde, des centaines  de milliers de personnes (même parfois très âgées) pratiquent des mouvements tête inversée par le biais du yoga ou autre.

Quant aux exercices proposés dans l’ouvrage, il vous suffit d’être humble, de respecter les conseils et d’avancer à votre rythme et ainsi vous écarterez facilement les éventuels dangers. Toutefois si vous avez quelques appréhensions, commencez par ne pratiquer  que les exercices faciles voire même, d’autres équilibres proposés dans l’ouvrage, afin de vous aguerrir et vous verrez par la suite.

Damien, 30 ans : Je tiens plus ou moins en équilibre sur les mains mais que deux ou trois secondes. Ai-je assez de niveau pour attaquer le chapitre supérieur ?

Æquilibrium : Le chapitre d’équilibre sur les mains se divise en effet en deux parties. La seconde partie (page 116) ne doit s’envisager que lorsque vous maîtriserez globalement les exercices précédents et les séries correspondantes.

Ne soyez pas impatient, même les gymnastes et autres acrobates mettent de longues années avant la maîtrise. Bien sûr, eux recherchent l’excellence et si vos ambitions sont plus modestes, vous devriez atteindre un équilibre correct en quelques mois.

Enfin, et comme précisé sur l’ouvrage, vérifiez les faiblesses qui vous empêchent de vous maintenir plus longtemps et combattez-les en pratiquant plus de mouvements de préparation physique, dans le chapitre dédié…

Nathalie, 28 ans : Je n’ai jamais fait de gym et je suis plutôt nulle  . J’ai acheté votre livre au hasard dans un « nature et découverte » alors que je cherchais un livre de yoga pour travailler mes muscles, un peu lol, mais quand même. La couverture m’a interpellé et puis en feuilletant j’ai vu des photos des personnes de tous âges qui géraient un max leur équilibre et je me suis dis que j’avais du boulot mdr.

Mais en fait ça m’a motivé et je me suis dis tant qu’à faire et si j’apprenais à faire l’équi sur les mains (un vieux rêve plein de poussière lol) puis voilà, je bosse depuis 2 semaines ! Je m’améliore sur l’exercice 4 mais bonjour la durée des séries c’est carrément surhumain ! Ma question : est-ce vraiment indispensable de tenir aussi longtemps avant de passer à l’exercice suivant ? Sinon vous assurez grave et en vous voyant sur un bras et autre, tout semble trop facile avec vous, enfin ça aide à redescendre sur terre lol. Bravo pur votre bouquin en tout cas.

Æquilibrium : Surhumain, tenir quelques secondes en appui sur les mains et les pieds contre un mur ? Oui je comprends. Bien sûr que l’équilibre sur les mains lorsque l’on n’est pas encore une sportive de haut niveau, est un vrai défi ! Beaucoup de personnes par faiblesse pensent que c’est technique et que cela ne les concerne pas et que ce n’est qu’un truc d’enfant ou de jeunes sportifs, alors qu’en fait cela ne relève que nos aptitudes réelles, on peut ou on peut pas ! 

Oui ! Les durées approximatives sont importantes, afin de vous renforcer en profondeur (endurance). Ceci augmentera certes vos aptitudes, mais aussi votre musculature et vos ressentis dans l’action, donc votre connaissance de vous-même. Soyez humble, il faut du temps pour tout et l’avantage lorsqu’il est sainement investi, est qu’il vous apportera mille bénéfices peut-être encore ignorés jusqu’alors. Vous verrez peu à peu comme ceci jouera sur vos lignes, votre musculature, votre apparence mais aussi sur votre personnalité : une gagnante, courage !

Jeanne, 22 ans : J’arrive à tenir l’équilibre quelques secondes lorsque je me lance de debout vers le sol en prenant de l’élan avec un grand pas en avant comme vous le montrez vers la fin de la première partie de l’équilibre sur les mains avant le niveau supérieur. Par contre, depuis 1 mois, j’essaie de me mettre en équilibre en commençant simplement l’exercice 1 de la deuxième partie : absolument impossible, mes jambes pèsent des tonnes, help !

Æquilibrium : En effet, le niveau supérieur est un nouveau voyage et beaucoup plus difficile qu’il n’y parait. J’avancerais trois hypothèses (filmez-vous en action). Soit vos épaules ne passent pas assez au-dessus de vos poignets lors de la poussée (voir la souplesse de vos poignets). Soit vos abdominaux sont faibles ou pas assez contractés lors de l’effort. Soit vos pieds sont trop loin de vos mains lorsque vous vous placez et vos hanches ne sont donc pas assez alignées au-dessus de vos épaules ou presque.

Je vous suggère aussi de placer vos pieds sur une hauteur pour commencer : même posture de départ mais vos pieds sur un banc, une table ou autre et cela devrait vous aider à vous placer et à alléger considérablement le poids de vos jambes.

Jonas, 28 ans : J’ai pris l’habitude de garder les bras légèrement fléchis lorsque je suis en équilibre sur les mains et je me sens plus fort et je tiens 30 s environ sans problème. Vous dites au contraire de les conserver les plus tendus possible, pourquoi faire ?

Æquilibrium : Il est vrai que l’on retrouve souvent les bras fléchis, lorsque l’on regarde les autodidactes. Ceci permet en effet de se ressentir plus fort et qui plus est, en descendant légèrement la tête vers le sol, de faire descendre aussi son centre de gravité.

Pour autant, l’effort sollicite ainsi démesurément plus d’énergie de la part des bras, mais aussi des épaules et du tronc en général, afin de lutter contre la posture qui s’éloigne de la verticalité et amplifie les courbures naturelles du corps. A contrario, le fait de repousser le sol de vos mains et de toutes vos forces en allongeant vos bras et ainsi jusqu’à vos orteils, vous place sur une ligne verticale imaginaire où la poussée de vos appuis se transmet jusqu’à vos orteils, grâce à la force de votre gainage.

Ceci a entre autre l’avantage de ne pas éparpiller vos forces et de centrer votre énergie vers une seule direction. D’autant que rappellez-vous que l’une des finalités d’un équilibre idéal, serait de pouvoir se maintenir plusieurs minutes et d’avantage sans ou presqu’aucune perte d’énergie, et donc sans fatigue.

L’équilibre n’est pas un rapport de force entre vous et la terre mais au contraire, une quête d’harmonie et donc de fusion entre elle et vous. Un monde de paix en somme.

Lucas, 19 ans : J’ai vu que certains sportifs hommes ou femmes pratiquaient plus leurs équilibres sur les mains en souplesse (épaules, jambes…) et d’autres beaucoup plus en force. Je me demandais en admettant que je commence seulement, et que je ne suis ni vraiment ni souple ni fort, sur quelle aptitude me conseilleriez-vous de m’entrainer prioritairement ?

Æquilibrium : Je suis convaincu que les deux aptitudes n’en sont qu’une, et à ce point que chacune dépend de l’autre. Mon conseil, travaillez donc les deux ! Certes, cela vous prendra donc plus de temps avant de devenir un sportif équilibré, mais vous avez tout à y gagner et autant dans le futur sur vos équilibres que tout au long de votre vie, quels que seront alors vos sports et votre quotidien.

L’équilibre sur les doigts 

Romain, 30ans : J’ai un équilibre sur les mains correct. Disons par rapport à ce que vous montrez, je suis à 75% dans le niveau supérieur. Le sur les doigts m’a interpellé, je n’avais jamais vu avant ni même pensé que c’était possible. J’ai commencé à travailler les premiers exercices et à tenir la durée des séries… c’est énorme, enfin je vois que je progresse donc dans quelques mois… Je voulais savoir, vous parlez à un moment de ne plus tenir que sur le haut de la pulpe des doigts, mais du coup, il faut que les doigts soient assez rapprochés et les mains moins ouvertes non ?

Æquilibrium : Bienvenue dans le monde des surhommes, lol. Comme vous le ressentez, maintenir les durées proposées sur les doigts, ce n’est pas rien et demande un vrai investissement. Ceci va aussi grandement vous aider à améliorer votre équilibre sur les mains.

Pour l’ouverture des mains, il est préférable de les conserver le plus ouvertes possible, afin d’élargir les surfaces d’appuis. De même, bien améliorer la souplesse poignets, mains, doigts permettra de plus s’appuyer sur les pulpes des doigts. En fait, la main se place presque comme une griffe avec néanmoins cette sensation d’écartement comme si vous teniez un gros ballon très lourd entre vos doigts (style médecine-ball, maintenu plusieurs minutes d’une main avec la main par dessus et le ballon face au sol (inhumain!), puis en pratiquant avec des ballons de plus en plus grands et lourds.

Alain, 33 ans : Après pas mal d’années de judo où la prise du kimono est essentielle, je suis passé à d’autres sports de combat (mma…), en espérant monter assez haut et parallèlement à des sports de raquette (surtout tennis golf) juste pour décompresser avec mes amis. En fait je me rends compte qu’en une infinité de gestes et de prises, la poigne et la prise de la main est prioritaire, c’est un début ou une fin peu importe mais c’est incontournable. Bien sûr je ne parle pas de l’équilibre global indispensable, vous en parlez beaucoup mieux que moi dans votre livre remarquable. Simple d’approche mais terriblement efficace en pédagogie. Ma question est pointue, je recherche à améliorer la force de mes mains, doigts (mais pas que), mais pour autant les exercices du chapitre en question m’apparaissent trop difficiles liés à mon poids, dois-je continuer quand même sur ce chapitre même si je n’espère pas faire un jour pour de vrai cet équilibre ?

Æquilibrium : Votre question est pointue certes, mais pour autant je ne sais rien de votre poids sec et de vos aptitudes réelles. Je vous conseille de travailler les exercices ciblant ces régions corporelles dans le chapitre de préparation physique ciblée. Quant au chapitre en question, n’en prenez que ce qui vous semble utile à votre amélioration et selon vos besoins et aptitudes actuelles. En effet, beaucoup de personnes puisent différents exercices de l’ouvrage et dans différents chapitres, sans pour autant souhaiter réaliser tous les équilibres proposés.

Juste en clin d’oeil, je pourrais tout de même souligner que si un jour, par votre travail et volonté, vous arriviez à vous rapprocher concrètement de cet équilibre pour de vrai, c’est que vous aurez alors atteint un niveau de maîtrise de votre corps, un gainage corporel et une force exceptionnelle de vos membres supérieurs jusqu’au bout de vos doigts et cela fera alors de vous un homme avec une sacrée poigne. Fort utile et comme vous le dites justement à de multiples sports, mais pas que.

L’équilibre sur les avant-bras

Rosalie, 40 ans : J’avais déjà tenté de travailler cet équilibre plus jeune sans résultat. Il faut dire que je n’avais aucune méthode et je tenais quelques secondes à peine et dans une position plutôt bancale. Avec votre méthode, j’ai tout repris à zéro et en seulement un mois, je tiens sans mur presque 10 secondes environ. Je m’arrête à chaque fois car mes bras se fatiguent très vite et j’ai peur de m’écraser au sol. Mes bras vont-ils se muscler d’avantage avec le temps ou dois-je rajouter d’autres exercices ?

Æquilibrium : En un mois, vous tenez déjà quelques secondes sans mur, bravo! Comme vous le dites justement, c’est en pratiquant régulièrement que votre corps continuera à se muscler et qu’entre autre vos bras se renforceront encore. De même, allez puiser des exercices de renforcement pour vos épaules, bras, avant-bras et autre, dans le chapitre préparation physique ciblée et rajoutez-les à vos séances.

Maintenant, l’équilibre sur les avant-bras ne justifie pas d’avoir des bras herculéens et loin de là puisqu’en fait, ils ne devraient qu’être très peu sollicités par l’effort. Le haut de vos bras doit se maintenir le plus vertical possible et ce sont surtout vos avant-bras et vos mains reposant sur le sol qui doivent prendre appui et repousser ce dernier. Renforcez votre gainage et recherchez encore plus de verticalité, l’effort sur vos bras devrait peu à peu diminuer, avec un placement de plus en plus juste.

Paolo, 22 ans : Lorsque je pratique, j’en suis encore avec les pieds en appui sur le mur, je ne ressens pas trop de fatigue dans les bras, par contre et lorsque je me repose sur le sol, j’ai parfois des douleurs dans le dos au niveau des lombaires. Qu’en pensez-vous ?

Æquilibrium : Ceci ne devrait pas être. Voyons les possibilités, soit vous avez déjà un dos endolori pour différentes raisons (puisque souvent l’effort révèle par la douleur  et plus qu’il ne la créé, une blessure parfois chronique). Sur cette possibilité, il faut consulter et faire le point sur votre dos.

Soit, c’est lors même de votre effort que votre posture créé un déséquilibre sur votre corps et agresse de fait vos articulations, votre rachis et autre. Si cela s’avère, il est impératif de renforcer votre dos (voir le chapitre : préparation physique ciblée). Il est probable en cette voie que vous cambrez peut-être trop votre dos. Filmez-vous de profil pendant l’action et si cela est le cas, renforcez bien votre gainage de bassin et votre rétroversion. Vos bras doivent repousser fortement le sol et votre corps devrait s’allonger le plus possible afin de tendre vers une verticalité.

Enfin, préparez bien votre corps par l’échauffement et en fin de séance, étirez profondément votre dos (voir les exercices en cette voie).

Hugo, 38 ans : Sur les avant-bras, je vois que sur l’exercice 4, vous retournez même vos mains du sol !!! Vous tenez donc par miracle lol, comment est-ce possible et est-ce un objectif à atteindre ?

Æquilibrium : Je suis trop pragmatique pour croire aux miracles, par contre je crois beaucoup au travail.

Un objectif concret ? Pas nécessairement, mais un objectif en ressenti personnel, assurément. Il est important que tout au fil de votre évolution sur cet équilibre, d’autres ou même pour la plupart de vos actes, que vous soyez à l’écoute de votre corps. Autrement dit que vous ressentiez non seulement ce que vous faites, mais et surtout la façon dont vous le faites. En l’occurence sur la posture que vous mentionnez, le ressenti consiste à se placer en un réel équilibre se répartissant sur toute la longueur des avant-bras, mains, doigts, afin de vivre son équilibre de longues minutes durant, sans aucun effort ou presque.

Ainsi, lorsque le placement est juste, il est un tout et aucune partie de vous-même n’est alors essentielle ou prioritaire, vous êtes alors en harmonie autant en vous u’avec la terre sur laquelle vous prenez appui. Le fait sur ce geste ou d’autres de pouvoir alors réduire la surface de vos appuis, permet d’affiner son geste, de se connaitre davantage et de développer confiance en soi et sérénité. Une précision tout de même utile : cela peut-être dangereux de se priver d’appui tant que l’on n’est pas assez maître de soi. Aussi, ne l’envisagez pas comme un objectif, mais plutôt une évidence naturelle que vous ressentirez vraisemblablement un jour.

L’équilibre sur un bras

Alexandre, 21 ans : Je suis plus qu’impressionné par votre aisance à placer l’équilibre sur un bras et mon rêve… Faire pareil dans quelques mois ! Donc je suis à l’aise sur l’équilibre sur les mains et je passe les exercices du chapitre en question sans problème, sauf quelques durées de séries que je n’atteins pas complètement. Ma question est précise : Lorsque je me penche sur le coté (exercice n°3), afin de faire des petits balancements et c’est chaque fois pareil, je bascule complètement sur le coté, ma jambe est entrainée vers le sol et mon pied touche et je tombe (en douceur) sans pouvoir remonter ! Une idée de mon problème ?

Æquilibrium : Bon votre niveau semble bien avancé, pour autant, il apparait que vous êtes sans doute un peu trop impatient d’atteindre ce fameux équilibre. Vous descendez simplement trop bas et ceci entraine tout votre poids du corps sur le coté et vous emporte. Les possibilités peuvent être liées au fait que vous n’écartez pas assez les jambes (peut-être un manque de souplesse des adducteurs à travailler). Ou encore à un gainage trop faible global ou à une faiblesse spécifique de vos obliques…

Bref, travaillez l’exercice en vous inclinant que légèrement et progressivement. Lorsque vous ressentez que vous risquez de basculer, immobilisez-vous et maintenez. Peu à peu et au fil de semaines, vous devriez pouvoir descendre progressivement de plus en plus bas de chaque coté.

Brian, 22 ans : Comme j’ai fais pas mal de street-danse, j’arrive plutôt pas mal à tenir l’équi sur deux mains ou même sur un bras. Le problème c’est que je ne tiens que deux trois secondes et j’ai les jambes pas mal fléchies et dès que je tente de les allonger complètement, je perds l’équilibre. Qu’est-ce que je devrais travailler pour progresser ?

Æquilibrium : Comme vous avez appris les équis de façon, disons naturelle et à l’arrache, vous avez aussi développer quelques défauts. Du coup votre corps a mémorisé des attitudes de compensation afin de se maintenir en équilibre quelques secondes, peut-être même en creusant un peu le dos ou autre.

Mon conseil, reprenez tout depuis le départ en commençant par le chapitre sur l’équilibre sur les mains. Comme vous êtes déjà bien à l’aise et sportif, vous devriez pouvoir le maitriser en quelques mois seulement. L’avantage alors, c’est que vous aurez développer de nouvelles aptitudes musculaires, un meilleur placement, et des nouveaux ressentis… Du coup, lorsque vous enchainerez sur l’équilibre sur un bras, là aussi, vous devriez pouvoir facilement progresser. Tout ceci ne sera pas du temps perdu et au contraire puisque vous êtes encore très jeune, cela vous permettra d’aller beaucoup plus loin si vous le désirez, et un peu plus tard.

Chloé, 23 ans : J’ai fais un peu de gym enfant et même si j’ai parfois l’impression que c’était il y a mille ans, j’ai encore gardé quelques trucs et j’arrive à tenir à peu près en équilibre sur les mains pendant une ou deux minutes. Comme vous le conseillez, je me suis filmée et cela me semble correcte, je suis bien tendue. J’aimerais bien commencer à travailler celui sur un bras. Je suis assez mince, musclée mais très grande (1 m 82) et on m’a dit que n’ayant pas un corps de gymnaste : petite et trapue lol, ce serait très difficile voire impossible. Qu’en pensez-vous ? Ah oui, j’arrive bien à tenir l’équilibre sur les mains en me lançant de debout mais en posant les mains au sol dès le départ et avant de monter les jambes, c’est pratiquement impossible !

Æquilibrium : Bien mettons les choses dans l’ordre : si vous vous placez de debout et donc avec élan et que vous maintenez, c’est un bon début, mais loin s’en faut puisque ce n’est que la fin de la première partie du chapitre d’équilibre sur les mains.. Il est essentiel de vous améliorer en force et tout autant en placement. Je vous conseille d’aller puiser dans le chapitre de préparation physique et dans la deuxième partie du chapitre de l’équilibre sur les mains, afin de continuer à progresser.

Mince et musclée ! Parfait. Grande ? Tant mieux. Bien sûr, la morphologie des gymnastes est en effet plutôt dense et le fait d’être grand est parfois un désavantage sur quelques mouvements spécifiques. Pour autant, le nombre ne fait pas toujours une vérité, mais juste un panel et de plus vous ne visez pas le haut niveau mais le plaisir personnel, donc le fait d’être grande ne saurait vous pénaliser mais tout au plus et c’est vrai, vous pousser à travailler davantage.

Impossible est par contre un mot que je ne connais pas ! Si vous vous investissez vraiment, vous avancerez et atteindrez vos rêves par la passion et le travail. On ne croit pas en vous, vous doutez, vous hésitez… et si tout cela n’était qu’une faiblesse de votre personnalité, une simple interprétation, une fuite devant la difficulté ? Croyez-en vous, entrainez-vous à fond sans compromis, sans excuse et vous verrez qu’un jour, vous leur montrerez votre vraie valeur et qui ne sera alors et à vos yeux qu’une aptitude accessible à tous ceux qui s’en donnent la peine. En l’occurence, cet équilibre n’est qu’un prétexte et vous pourriez avoir mille autres challenges, alors faites-en votre moteur et créez votre destinée.

L’équilibre sur la tête (mains) :

Laura, 41 ans : J’ai toujours pratiqué cet équilibre en étant jeune puis avec le yoga, j’ai continué à le maintenir mais je dois dire sans vraiment m’améliorer d’avantage. En fait, je le fais toujours pareil et je ne vois pas comment aller plus loin ? Je précise que je tiens quelques secondes seulement car mes bras fatiguent vite et je m’essouffle aussi beaucoup en le faisant, merci à vous.

Æquilibrium : C’est tout à votre honneur de non seulement perdurer, mais aussi de vouloir continuer de progresser en vous remettant en question.

Il m’apparait que si vos bras se fatiguent très rapidement (en quelques secondes) et que de plus vous vous essoufflez au même rythme, votre posture est assurément instable et vraisemblablement penchée. Qu’au bout de toutes ces années, que vous luttiez encore me semble à l’opposé du but recherché. Il serait sage de vous filmer et cela devrait vous ouvrir les yeux.

Je vous conseille aussi de le retravailler avec les jambes en appui contre un mur afin de vérifier votre allongement et la poussée cohérente ou pas de vos bras. Pratiquez quelques mouvements ciblés dans le chapitre préparation physique et pensez à pratiquer vos postures maintenues (voir le temps des séries préconisées dans le chapitre), en conservant une respiration ample et sans apnée.

L’équilibre sur la tête (avant-bras, mains) :

Noël, 16 ans : Lorsque je suis en position, je pousse avec mes bras et mes mains se reposent, elles ne me servent à rien , c’est normal ?

Æquilibrium : Eh bien les mains devraient au contraire et prioritairement, maintenir avec vigueur votre tête, afin de bien la caler. De plus il est cohérent de conserver la tranche de vos mains en appui constant sur le sol, afin de fixer votre maintien (un point d’ancrage).

Souvenez-vous que la force première que vous devez rechercher, est celle que vous pourrez prendre du sol si vous le repousser de toutes vos forces en harmonisant vos appuis. Puis un jour en effet et au très haut niveau, certains enlèvent même leurs mains, leurs bras et ne tiennent plus que sur le sommet du crâne. En cette voie très dangereuse, et tant qu’elle n’est pas absolument maîtrisée (danseurs de hip hop expérimentés, acrobates, moines Shaolin  yogis avancés…), je vous conseille donc, de ne pas l’emprunter dans l’immédiat.

Marc, 31 ans : J’arrive en seulement quelques semaines à me maintenir sans mur. Tout serait parfait si ce n’était que je conserve les jambes fléchies, car chaque fois que j’ai tenté de les allonger, j’ai perdu l’équilibre (je pratique sur des bons tapis de gym et je me décontracte bien lorsque je tombe, donc pas de souci). Pourquoi j’ai ce problème, c’est normal même à mon niveau bien avancé ?

Æquilibrium : Il est vraisemblable qu’en allongeant vos jambes, vous ne gainez pas suffisamment votre corps ou encore que votre posture n’est pas en allongement vertical et ainsi lorsque vos jambes montent légèrement de coté, votre poids vous entraine vers le sol. Ou encore que vos avant-bras reposant sur le sol ne s’y maintiennent pas assez fortement…

En effet de multiples causes sont possibles, aussi commencez par vérifier ces premières parmi  les plus répandues. Comme je le conseille aussi : une petite photo sous différents angles ou un petit film en action est souvent très révélateur de nos erreurs.

Quoi qu’il en soit si vous le maintenez bien avant d’allonger vos jambes, c’est que vous maîtrisez bien les premières étapes. Soyez aussi peut-être un peu plus patient et travaillez sur vos ressentis. Tentez pendant l’action de sentir les sensations de votre dos, de l’effort de vos bras, votre respiration…

L’équilibre accroupi :

Jennifer, 32 ans : Je voulais vous demander concernant l’équilibre accroupi si les bras doivent rester très fléchies, ou plus tendus et si en fait les jambes se reposent dessus ou ne font que les toucher ?

Æquilibrium : En fait plus vos bras seront fléchis et plus vous aurez naturellement, un meilleur appui pour vos jambes. Ceci rapprochera aussi votre visage du sol et en baissant votre centre de gravité, vous aidera grandement à vous maintenir en équilibre avec peu d’effort.

Néanmoins, cela ferme la respiration et neutralise le travail abdominal tout en risquant et peu à peu de stresser vos bras, épaules, cou et autres parties de votre corps.

Commencez donc comme cela vous convient le mieux, sachant que comme démontré dans le chapitre, vous devrez aussi apprendre à travailler les bras presque tendus et vos jambes ne se maintiendront plus alors en contact contre vos bras, que grâce à vos abdominaux, mais pas que. Plus vous renforcerez votre maintien sans écrasement, autrement dit en conservant toujours un ventre en action et des mains repoussant fermement le sol et plus vous gagnerez en force interne. Ainsi vous constaterez un jour que comme en beaucoup de domaines : « qui peut le plus, peut le moins ! »

Bob, 39 ans : Je commence seulement à pratiquer quelques mouvements d’équilibre issus de votre bon livre et j’en suis à l’équilibre accroupi. Vous dites que c’est un des plus accessibles et utiles pour faire ses débuts. Bon facile en effet quoique, si on reste en appui sur les mains et pas sur les doigts ou poings ! Donc j’ai beaucoup de mal à pouvoir rester plus qu’une dizaine de secondes et pourtant je suis plutôt fort du haut du corps. Qu’en pensez-vous ?

Æquilibrium : Comme dit le dicton : « Rome ne s’est pas fait en un jour. » Votre force se révèle peut-être en fait aujourd’hui votre faiblesse, car vous semblez vous en servir prioritairement pour maintenir votre équilibre. Rien d’étonnant donc à ce que cela vous fatigue rapidement. Prenez votre temps et travaillez plus votre posture juste que votre posture voulue.

Concrètement, l’équilibre sous-entend que les forces s’égalent et il s’agit donc de trouver l’endroit où justement vous ne forcez pas ou en tout cas le moins possible, afin de vous maintenir. Ce ressenti ne vous sera accessible qu’en vous décontractant d’avantage et en tentant même pendant l’effort de vous ressentir agir. Tout ceci peut naturellement prendre du temps et d’autant plus si on s’impose par la force ce qui doit en fait apparaitre par la sérénité. Votre force sera un plus plus tard mais pour l’instant, tentez de la contenir et travailler plus en souplesse et en relâchement.

Valériane, 25 ans : Lorsque je m’entraine à cet équilibre, je n’arrive pas à poser mes jambes sur mes bras et j’ai peur de tomber en avant. Peut-être est-il raisonnable que je l’oublie et passe à d’autres sur lesquels je suis plus à l’aise : Swissball, planche…

Æquilibrium : Vous avez votre propre libre arbitre et c’est à vous de voir, si votre fuite reposerait alors sur de la lucidité ou sur de la faiblesse. Rien ne vous oblige, néanmoins voyons ensemble quelques points :

Comme j’ai peu d’indications de votre part, j’avancerais que vos bras ne sont peut-être pas assez fléchis et ne peuvent donc pas porter vos jambes. Que vous manquez peut-être un peu de souplesse, que vos abdominaux sont un peu faibles comme vos bras ou épaules ou simplement que votre peur de chute, raidi votre corps et tétanise de fait votre évolution. Vérifiez ces quelques points et avancez en travaillant si nécessaire, des exercices ciblés dans le chapitre préparation physique.

Permettez-moi de vous rassurer, si besoin était, car en débutant nombre de personnes se trouvent confronter à un moment ou à un autre, à un blocage sur cet équilibre ou d’autres. Il faut juste prendre votre temps, analyser vos points faibles, les combattre et avancer avec humilité en respectant les conseils proposés. Placez aussi de plus gros tapis (voire énormes), sous votre corps et ainsi, vous ne craindrez plus la chute et vous pourrez continuer votre évolution sans danger.

L’équilibre sur Swiss ball :

Agathe, 52 ans : Si j’écoutais mon entourage, je resterais à faire du tricot devant la télé car à mon âge tout devient dangereux ! Alors vous imaginez, m’entrainer avec ma soeur qui a elle 68 ans !!! On nous traite d’inconscientes, mais on a toujours été rebelles et puis il suffit d’ouvrir les yeux pour voir qu’autour de soi, toutes celles et ceux qui ne font rien ou mal, dégénèrent à une vitesse exponentielle et navrante. Tant pis pour eux. Je suis très excitée par l’idée de vous poser une question, je suis sûre que je peux encore m’améliorer et ma vie ne fait que commencer ! Voilà, on travaille beaucoup sur le swissball, on a chacun le nôtre et on se fait des défis à qui reste le plus longtemps en équilibre. On est en train de rentrer dans le niveau supérieur avec l’idée de tenir avec au moins un pied à plat sur le ballon et l’autre genou dessus. Est-ce bien raisonnable ? lol. On tremblent comme des feuilles mortes et on arrive pas à soulever une jambe sur le coté alors qu’on arrive à soulever une main en étant à genoux dessus… un conseil Patrick ?

Æquilibrium : Félicitation, j’ai toujours eu un penchant pour les rebelles ! Bravo aussi pour votre niveau. Soyons concrets, si vous n’arrivez pas à soulever une jambe du ballon en étant à genoux dessus et en équilibre à l’aide aussi de vos mains, c’est que votre placement n’est pas encore assez juste : 99 % de votre poids doit reposer progressivement sur une seule de vos jambes et donc sur un genou. Pour ce faire, vos mains sont légères et se soulèvent facilement afin de vous aider à faire rouler doucement le ballon sur le coté, et afin de soulever la jambe inutile. Pour ce faire, vous devez tenter de positionner la jambe fléchie et qui restera sur le ballon, sur le centre du ballon et pile poil au dessus de ce dernier. Ainsi tout votre poids sera centré et équilibré sur votre appui. Bonne route.

Tony, 48 ans : J’utilise déjà beaucoup le Swiss pour mes renforcements musculaires et je pratiquais aussi des équilibres que vous montrez dans le livre. En fin juste les deux trois premiers genre couché dessus, assis et les pieds soulevés et même à genoux avec les mains sur le ballon. Bon j’essaie d’avancer maintenant que j’ai votre excellent livre pédagogique, soit dit en passant, mais enlever les mains du ballon en étant déjà en équilibre à genoux dessus s’avère tout simplement impossible et ça fait 3 semaines que j’essaie à chaque séance (3 par semaines de muscu). Une idée du problème ?

Æquilibrium : Ce passage est en effet particulier car en plus d’enlever les mains du ballon, vous devrez redresser complètement votre corps, afin de ne plus vous maintenir que sur une partie de vos jambes. Ceci implique aussi le fait d’augmenter sa confiance en soi et cela peut prendre, disons un certain temps.

Concrètement tant que vos mains seront lourdes sur le ballon, cela signifiera que vos jambes sont trop en arrière et que donc elles ne portent pas encore entièrement votre poids, et pourtant elles le devraient. Donc pensez à contracter fortement vos abdominaux afin de pousser vos genoux vers l’avant. De même, alors que vos jambes avancent, reculez lentement les mains en les faisant glisser vers vous et ce tout en vous redressant lentement. Il est probable que vous ayez aussi la peur de chuter vers l’avant en enlevant vos mains et tout ceci est une réaction saine. Pour autant, prenez le temps nécessaire, mais dépassez peu à peu vos peurs, en vous concentrant sur les actes dits précédemment.

Vous pouvez aussi vous entrainer alors que vous êtes déjà à genoux, à tenter de taper sur le ballon avec vos mains, comme pour battre un rythme en alternant vos mains en l’air. Ceci vous aidera dans un premier temps à prendre conscience que si vous ne pouvez pas les soulever, c’est aussi parce-que votre poids est encore trop sur l’arrière.

Lara, 60 ans : À mon âge, j’ai déjà peur de tomber tout le temps alors vous vous en doutez : j’ai peur de m’asseoir sur le ballon en levant les pieds en l’air et j’ai la tête qui tourne…

Æquilibrium : Cette appréhension est saine et cette peur liée à l’éventuel déséquilibre, est une protection naturelle de votre psychisme, afin de ne pas vous mettre en danger. Pour autant cela reste une information et non un interdit.

Commencez comme conseillé dans le chapitre Swiss ball (page 168), par évoluer dans un environnement vraiment sécurisé et à cette fin, un partenaire peut aussi s’avérer utile pour vos tous premiers pas.

Respectez votre niveau et pratiquez autant de semaines ou de mois que nécessaires, les exercices faciles et à votre portée. De même, et tout en pratiquant, tentez de vous calmer en respirant profondément, en vous rassurant et en prenant confiance en vous. Ne faites aucun geste brusque et concentrez-vous sur vos sensations : moins vous forcez, moins l’effort vous coûte d’énergie et plus vous êtes dans la bonne direction.

Si vous n’avez aucun problème de santé particulier, la tête qui tourne est probablement lié à votre stress : qui doit faire bouger votre tête anarchiquement, qui stimule peut-être démesurément vos facultés visuelles et bouscule votre oreille interne. De plus votre respiration est peut-être en blocage et votre corps sans doute raidi, est inondé d’informations qui vous perturbent le système nerveux.

L’évolution de votre sens de l’équilibre et de vos aptitudes globales nécessiteront certes du temps, du travail et du courage, mais aussi et surtout une évolution dans votre propre connaissance de vous-même. Tout ceci vous enrichira grandement aussi apprenez à relativiser, agissez humblement et les choses avanceront naturellement et positivement.

Pierre, 25 ans : Je m’entraine sérieusement sur l’équilibre Swiss ball depuis que j’ai votre livre génial ! J’en suis déjà à la transition « niveau supérieur  » et là ça coince ! les yeux fermés et tenir à genoux 3 secondes c’est l’enfer, alors 2 séries de 60s même pas en rêve ! Est-ce si grave si je zappe et que je continue d’avancer malgré ce bug ?

Æquilibrium : Bravo pour votre enthousiasme et vos progrès rapides ! Maintenant le passage au niveau supérieur et donc vers des postures debout demande une grande maîtrise de soi et de solides aptitudes, car l’objectif n’est pas seulement de maîtriser les exercices mais encore plus important, ne jamais se mettre en danger et en risque de blessure. 

Pour autant il est vrai que pratiquer les yeux fermés est d’un très haut niveau, et c’est plutôt à ce repère du chapitre une sorte de test, afin de faire le bilan sur sa respiration, ses contractions musculaires, sa confiance en soi et autre, pendant l’effort.

Si vraiment ce passage est le seul à vous freiner et que vous maîtrisez tous les précédents, continuez alors d’avancer avec humilité, vous y reviendrez plus tard. Enfin, souvenez-vous que le but n’est pas de tenir debout à tout prix, puisque même à genoux, l’amélioration de ses aptitudes continue et avec nettement moins de risques inutiles, si on ne se sent pas encore près pour aller plus loin.

Christine, 28 ans : Lorsque je suis assise sur le ballon ou à genoux (enfin je commence juste), je tremble (pas de peur quoique) et je me fatigue très vite, quel est mon problème ?

Æquilibrium : Bon si vous ne tremblez pas de peur (quoique, lol), il s’agit en fait de la tension que vous générez dans vos efforts musculaires : certains de vos muscles sont peut-être encore un peu faibles, vous vous raidissez peut-être un peu trop pendant l’effort en tétanisant certains de vos muscles, votre respiration… Il est possible aussi que vous ne vous placiez pas encore assez justement et du coup, cela vous demande beaucoup d’efforts afin de vous maintenir en place et presqu’immobile.

Bref, tout cela et normal et se dissipera avec l’entrainement.

Mary, 19 ans : Chaque fois que je me tiens assisse ou pire à genoux sur le swiss, je change de respiration et je l’accélère et donc je m’essouffle rapidement et suis obligé d’arrêter l’exercice. J’ai tout essayé, y a pas un truc ?

Æquilibrium : C’est en effet une réaction assez commune de changer involontairement de respiration, lors d’un exercice d’équilibre. Ceci est souvent du à un effort musculaire trop important et parfois brusque et saccadé ou encore à l’appréhension de la chute…

Je vous conseille de reprendre les exercices depuis le début et de n’enchaîner les exercices que lorsque vous maîtriserez parfaitement votre placement, vos ressentis et votre sérénité. Apprenez sur les gestes simples à être vraiment en confiance et en paix. Sentez-vous respirer calmement, relâchez vos muscles (sauf les abdominaux) et tentez de vous divertir tout en restant concentré. L’évolution pertinente est différente pour chacun selon notre vécu et notre inné, soyez donc patiente et les choses viendront à vous naturellement.

Jules, 27 ans : J’ai placé différents exercices de Swiss ball dans mes séances et comme j’ai différentes tailles de ballon à la salle, j’ai remarqué que les difficultés variaient selon le ballon que j’utilisais. Ma question, peut-on changer régulièrement de taille de ballon, les conserver un peu dégonflés pour faciliter l’équilibre et les plus petits sont-ils mieux pour débuter ?

Æquilibrium : Comme je le suggère dans le paragraphe en question, conserver le Swiss ball légèrement dégonflé pour le tout début des exercices peut s’envisager, afin de faciliter l’écrasement et l’appui sur le sol. Néanmoins, il sera nécessaire de prendre l’habitude de le conserver plutôt bien gonflé afin de conserver une attitude corporelle cohérente, et des ressentis précis. Pour l’entrainement et selon les exercices, il existe en effet des variations de difficultés sensibles, selon que l’on pratique avec un grand ou un petit ballon et il est constructif si on le peut, de varier la taille de ces ballons. Sinon dans l’absolu, un Swiss ball adapté à sa taille (en étant assis dessus, les pieds bien à plat sur le sol, les cuisses devraient être à peu près horizontales), reste quand même l’idéal.

L’équilibre sur planche :

Jonas, 42 ans : J’avais beaucoup pratiqué la planche en rééducation après quelques fractures (ski et skate !). Puis j’avais oublié celle que j’avais au garage jusqu’à ce qu’on m’offre votre livre lol. Bon je commence modestement en tentant déjà les premiers mouvements et le temps des séries. Je me suis mis à fond sur l’exercice 6 que je trouve incroyablement difficile mais bénéfique pour mes jambes mais pas que. Ma question ; on souffle bien en remontant sur cet exercice ? Bravo pour votre livre qui manquait vraiment !

Æquilibrium : Merci pour votre appréciation du livre. Concernant votre question et même s’il est vrai que sur ce genre d’exercice on est tout le temps en effort, on soufflera néanmoins en montant. puisqu’en soulevant son corps et son propre poids vers le haut, la difficulté augmente (comme un squat normal les pieds sur le sol). Tout comme vous, j’adore ce mouvement que je pratique régulièrement et qui m’apporte beaucoup pour les sports de glisse.

Madeleine, 51 ans : J’avais pratiqué quelques mouvements sur une planche, chez mon kiné après quelques soucis de chevilles. J’avais trouvé cela très ludique en plus d’être utile au renforcement des régions de mon corps qui en avaient besoin. Pour autant et de ce que je me souviens, il ne m’a jamais parlé de l’utilité de ce travail afin d’améliorer aussi mon équilibre et d’autres parties de mon corps, ma posture, mon placement, mes appuis… Bon c’est vrai aussi que c’est le genre d’endroit où les clients s’enchainent et pas toujours le temps pour envisager autre chose que le but premier. Du coup en voyant le monsieur âgé sur la couverture du livre et en équilibre pour de vrai sur une jambe, j’ai été tout de suite interpellée, j’ai acheté aussitôt votre livre et depuis un mois environ, j’en fais tous les jours un petit peu (planche, swissball et sur une jambe). Je m’amuse beaucoup et m’améliore en plus d’épater mes proches lol.  Je me demandais si le fait d’en faire chaque jour est bien, car vous parlez plutôt de séances deux ou trois fois par semaine, non ?

Æquilibrium : bravo pour votre engouement ! Concernant la fréquence de vos entrainements, et si vous pratiquez tous les jours quelques minutes, comme vous semblez le dire et que cela vous convient, ne changez rien.

Le fait d’espacer les séances de quelques jours entre chaque, s’adresse à des sportifs recherchant à s’améliorer rapidement et profondément. Ainsi leurs séances intenses dureront environ 30 mn à chaque fois et de fait, le corps nécessitera plus de repos, afin de se reconstruire avant la prochaine séance.

Maxime, 18 ans : Je me rends compte que lorsque j’essaie de rester longtemps debout sur la planche (le temps des séries) j’ai parfois un peu mal en bas du dos. C’est normal quand on débute ?

Æquilibrium : Parfois les douleurs du corps, se révèlent dans l’action sportive ou autre et il s’avère alors que le mal existait déjà avant. Aussi il est bon d’aller faire une visite médicale afin de faire le point car une douleur n’a pas lieu d’être sans raison.

Concernant spécifiquement vos entrainements aux équilibres et sur la planche, vous ne devriez absolument pas avoir mal au dos, aussi voyons quelques vérifications : Vous devez absolument commencer vos séances par un échauffement rigoureux, et ne pratiquer que les mouvements qui sont à votre niveau. Il est possible que le mal créé par votre effort vienne indirectement des durées de vos exercices. Commencez par raccourcir la durée des postures afin de vérifier ceci. Si tel était le cas, c’est que votre posture est peut-être agressive pour vos articulations : jambes trop tendues et dos creusé, corps penché et mal réparti sur la planche, abdominaux trop faibles…

Pratiquez aussi des mouvements de préparation physique : renforcement dos, abdominaux, jambes et étirez-vous avec rigueur. Filmez-vous en action et vérifiez votre posture. Si la douleur vient avec le temps de l’effort c’est peut-être aussi que votre corps se fatigue trop vite, il vous faut donc travailler avec plus d’humilité. Avez-vous un léger surpoids, fumez-vous, vos autres activités pourraient-elles agresser votre corps sans que vous en ayez conscience… Quels sont vos points faibles ? Remettez-vous en question et l’évidence devrait apparaitre.

L’équilibre sur médecine-ball :

Laurence, 38 ans : Je suis vraiment intéressée par l’équilibre sur petit ballon ! J’ai essayé comme ça pour voir et j’ai vraiment compris que c’était en fait très sportif (enfin surtout sur un sol dur) car sur l’herbe c’était presque trop facile (presque !). Je n’ai pas de médecine ball et j’ai essayé sur un ballon de basket, ça peut le faire quand même ?

Æquilibrium : En effet et selon la qualité du sol sur lequel on repose le ballon, ça change tout ! Au début le gazon c’est cool mais peu à peu, un sol dur sera plus enrichissant. Pour le ballon, le médecine-ball est quand même idéal vu son solide matériau et son poids. Maintenant en effet, tout peut être utilisable, si on sûr de la résistance du ballon de son choix et qu’il est non glissant.

Ethan, 32 ans : Je suis un pratiquant de sports de combat dans le sens où je suis ceinture noire dans deux disciplines distinctes et je fais des combats amateurs sur ring et en respectant les règles et la sécurité, mais au KO quand même. Mes appuis sont une véritable obsession et je suis convaincu que tout vient de là, puis des hanches… Je pratique depuis quelques semaines la plupart de vos exercices sur les membres inférieurs ( swiss, planche, petit ballon…) et je reconnais que c’est génial et que sur les mouvements avancés, on sent bien ce qu’on fait ! Je sens aussi que j’améliore beaucoup de choses en moi et j’aime vraiment votre livre que je conseille absolument à tous ! J’ai une question sur le petit ballon : En équilibre dessus, je tremble pas mal des jambes et mes chevilles se fatiguent à une vitesse incroyable (quelques secondes) puis j’ai beaucoup de mal à conserver une respiration sereine surtout lorsqu’il s’agit de toucher le sol des mains, exercice n° 5 (super dur comme exercice, au passage !), un conseil ?

Æquilibrium : On a beaucoup de points communs sur notre parcours, puisque j’ai pratiqué beaucoup de boxe anglaise et de karaté (ceinture noire) et même quelques combats pieds-poings. 

L’entrainement entre autre sur le médecine-ball est vraiment excellent, afin de renforcer ses appuis et d’améliorer son placement d’autant qu’à la maîtrise (je n’en parle pas dans l’ouvrage: trop dangereux si l’on ne maîtrise pas), mais s’entrainer avec une seule jambe en équilibre sur le ballon devient franchement élitiste !Pour rester sur votre niveau actuel, les tremblements sont révélateurs de la tension qui s’exerce sur vos articulations et les muscles qui les soutiennent. L’effort étant à ce point important qu’il est en effet normal que cela tremble et vous fatigue. Prenez un peu plus de pauses entre vos exercices et alternez ces séances et ces exercices difficiles, en laissant plusieurs jours de repos entre chaque entrainement ciblé sur ces régions de votre corps.

Le fait que votre respiration soit plus difficilement contrôlable est aussi naturel par le fait lié à l’effort spécifique   élevé et l’appréhension de perdre l’équilibre. Mon conseil en cette voie, descendez du ballon dès que vous ressentez votre respiration se bloquer ou accélérer, et rallongez à chaque séance quelques secondes en plus sur l’exercice en question. Comme en toute chose et vous le savez, seul le temps et le travail donneront de meilleurs résultats et autant de bénéfices.

L’équilibre sur une jambe :

Sophie, 62 ans : J’ai une jambe très faible et je le ressens vraiment au quotidien et lors d’efforts et en équilibre sur une jambe, la différence avec l’autre jambe est disproportionnée ! Vous conseillez d’alterner le travail sur chaque jambe à chaque série de mouvement pourquoi puisque je n’en n’ai qu’une plus faible ?

Æquilibrium : Il est très important d’harmoniser la force de vos jambes, leur souplesse, leur équilibre et autres, de façon à équilibrer votre posture statique et vos actes quotidiens ou sportifs, sollicitant vos jambes. En effet et même si l’exercice à intensité égale, sera plus aisé sur votre jambe forte et plus difficile sur votre jambe faible, les deux en bénéficieront en s’harmonisant lors d’efforts communs.

Puis ce n’est que pour un laps de temps car par la suite, lorsque les différences se dissiperont, vous ne ressentirez pratiquement plus la différence et pourrez sérieusement augmenter l’intensité de vos entrainements sur vos jambes agissant ensemble ou séparément.

Enfin, même votre jambe plus forte doit être sollicitée séparément car si elle agit pour l’instant prioritairement, elle peut générer à son tour des faiblesses liées à des efforts disproportionnés et l’obligeant à agir sur des angles imparfaits. De plus en se renforçant harmonieusement, elle contribuera indirectement à l’amélioration de votre jambe faible.

Jess, 55 ans : Je suis tombé deux fois cette année (dans la rue en ratant un trottoir et en descendant un escalier un jour de pluie) et heureusement sans trop de mal. Pour autant, j’ai une de mes meilleure amie (40 ans) qui elle s’est gravement fracassée épaule, coude et poignet en tombant bêtement lors d’un jogging !

Alors c’est sûr que tant que l’on n’est pas concerné, on croit que cela n’arrive qu’aux autres mais votre livre est une vraie révélation ! Bref, je l’ai commandé dès le premier jour de sa sortie (Amazon) et depuis je pratique à fond et pour commencer l’équilibre sur une jambe (je verrai les autres après, d’abord la priorité lol). Ma question, sur cet équilibre et d’autres, vous proposez parfois des exercices les yeux fermés, c’est vraiment important ce genre d’exercices et pourquoi ? au fait, pardon, je conseille à tous et à mille pour cent votre livre et pour les sportifs ou pas !

Æquilibrium : Comme vous le constatez avec sagesse, il n’est jamais trop tard pour ouvrir les yeux et prendre conscience de nos faiblesses potentielles. D’autant que si l’on est sportif, et en plus de nous protéger, un meilleur équilibre améliorera considérablement nos performances !

Sur votre question ciblée, si vous avez approfondi le premier passage du chapitre : « votre corps en harmonie (page 21) » vous avez sûrement pris acte de l’importance de notre proprioception, quant à la valeur de nos actes et plus spécifiquement de notre équilibre. Ainsi en se privant volontairement de la vue en fermant les yeux, ne nous restent que notre oreille interne et les messages multiples provenant globalement de notre corps et de nos ressentis pour agir efficacement.

Grâce à cela et en plus d’optimiser nos aptitudes profondes, nous apprenons à nous connaître plus intimement quant à nos comportements purement physiologiques mais aussi et surtout émotionnels. Ceci avec travail et patience nous aidera peu à peu à nous surmonter et à vaincre nos propres démons, en plus de nos faiblesses simplement physiques.

Dans tous les cas, souvenez-vous de ne jamais bander vos yeux (seulement pour les pros) et ainsi, au moindre stress trop important, vous pourrez reprendre le contrôle en un millième de seconde en ouvrant de nouveau les yeux.

L’équilibre sur slackline :

Didier, 53 ans : J’ai acheté une slack pour mon fils à noël, je n’y avais pas pensé avant de découvrir votre très bon livre (en passant), mais maintenant j’aimerais bien pratiquer avec lui, ce serait sans doute utile pour la motivation et les bénéfices de chacun non, quand pensez-vous ?

Æquilibrium : Comme vous le dites vous-même, ce serait utile pour tous et chacun ! Bien sûr, foncez et amusez-vous en respectant les étapes du chapitre et vous ressentirez rapidement vos aptitudes s’améliorer !

Benjamin, 19 ans : Je commence à peine la slacline mais mon problème, c’est que je tremble en permanence lorsque je suis en équilibre sur un seul pied dessus, comme vous le montrez au début du chapitre et donc je me fatigue vite et je suis obligé de redescendre me reposer, pourquoi ?

Æquilibrium : C’est un comportement assez répandu lorsque l’on commence la slackline. Vérifiez donc ces quelques points : tendez bien votre sangle avant de monter et placez-vous un peu plus près d’une des deux attaches. Conservez les bras bien élevés, fixez un point devant vous et conservez les abdominaux toniques. Enfin ne bloquez pas votre respiration, décontractez-vous et en quelques séances, vous devriez commencer à vous améliorer réellement. Maintenant, rassurez-vous aussi, la sangle est naturellement un objet sur lequel se maintenir absolument immobile est vraiment difficile, donc vous tremblerez toujours un peu même avec de l’expérience, mais tant que ce n’est pas de peur.

L’équilibre global :

Nicolas,  … ans : Cela fait 4 mois que j’ai une tendinite à l’épaule gauche et fait toute la panoplie de soins (kiné, mésothérapie, infiltration). J’ai repris les séances… Plus les équilibres sur une jambe que j’adore! Etant donnée que mon kiné m’a dit que les exos en statique pour l’épaule sont bien, quels sont ceux que tu préconiserais?

Æquilibrium : L’épaule est une articulation très complexe, d’autant qu’elle est l’articulation la plus mobile du corps ! Plusieurs faisceaux distincts et une coiffe des rotateurs (petits muscles travaillant en synergie) et le tout très innervé et très sensible.

Sans connaître vraiment votre problème spécifique, le fait de se maintenir en statique (isométrie), sur des postures de renforcement est une voie cohérente. Toutefois, c’est selon l’angle d’effort que vous mobiliserez plus ou moins fortement tel ou tel faisceau et ceci ne peut s’envisager sans connaitre vraiment votre blessure, car il s’agit de curatif (donc médical).

Je ne puis que vous conseiller du repos sur la partie concernée, alterné avec des exercices d’effort immobiles modérés et privilégiant la durée.

Vous avez dans Æquilibrium beaucoup de mouvements ciblant les épaules (dans la préparation physique et dans les premiers exercices des chapitres sur les membres supérieurs) qui pourraient être utiles.

Damien, 29 ans : Dès que je ferme les yeux et même dans les postures les plus simples comme assis sur le swiss ou debout en levant un pied du sol ou même en marchant… Une angoisse me prend, je bloque ma respiration, je me raidis, j’ai peur de tomber et tout ça arrive en moins de temps qu’il faut pour le dire ! C’est moi ou quoi ?

Æquilibrium : Non ce n’est pas vous, ouf ! Où plutôt, pas que vous mais nous tous.

Comme vous le savez la majorité des humains utilise prioritairement le sens de la vue et ceci s’avère aussi fort utile afin de maintenir son équilibre grâce entre autre, aux repères visuels perpétuellement placés et interprétés par le cerveau. Pourtant si nous utilisons plus ce sens que d’autres, c’est aussi parfois et au détriment d’autres qui nous semblent de fait secondaires.

Il n’en n’est rien, tout repose sur notre génétique et ce que l’on en fait au fil de l’évolution, fusse t-elle personnelle. Ainsi et contrairement à d’autres espèces vivantes qui ciblent leurs survies grâce à d’autres de leurs sens, nous devenons des victimes potentiels de nos points forts si ceux-ci se retrouvent entravés par de multiples causes : blessures, maladies, dégénérescence…

Ceci sous-entend que notre corps est naturellement déséquilibré quant à ses aptitudes. Il est essentiel de ne pas laisser des parties de nous-mêmes affaiblies, de peur qu’elles nous nuisent un jour en bridant alors même nos points forts.

Pratiquez, développez et améliorer aussi votre oreille interne et aussi importants, vos ressentis.

Pour ce faire, entrainez-vous en effet en fermant parfois les yeux, même quelques toutes petites secondes au début et toujours dans des environnements très sécurisés. Lors de ces actes particuliers, votre défi sera aussi d’apprendre à vous détendre, à vaincre vos peurs et vos démons, vos interprétations subjectives en somme, du monde qui vous entoure. Concentrez-vous par exemple sur le calme de votre respiration ou vos appuis pendant l’action et tout en restant en éveil, lâchez prise, acceptez et faites-vous confiance. Seul le temps et la pratique rigoureuse permettront de progresser en cette voie, qui optimisera vos aptitudes au quotidien ou en actions sportives, en conservant alors les yeux ouverts.

Mathis, 38 ans : Je pratique essentiellement des sports utilisant mes jambes et je me demandais si du coup et en plus de faire les exercices sur les membres inférieurs du livre, si je pratiquais  aussi quelques équilibres (mains, avant-bras…), est-ce que cela serait un plus ou une perte de temps ?

Æquilibrium : Se porter volontaire afin de s’améliorer encore et toujours et pour  se faire, en rajoutant même des exercices qui ne sont a priori pas indispensables à nos aptitudes… me semble hautement positif et terriblement lucide. Comme dit dans l’ouvrage, notre équilibre dépend en tant que faculté cognitive liée à notre coordination de : notre oreille interne, vue et proprioception.

Ainsi, nous pouvons donc optimiser cette aptitude grâce à de multiples approches. Le fait de pratiquer en ciblant les régions corporelles spécifiquement dépendantes de nos actes sportifs, tombe sous le sens et agir comme vous le faites et en rapport à vos besoins, prioritairement sur les équilibres sur les membres inférieurs est une voie emplie de bon sens. Néanmoins, le fait de rajouter selon votre disponibilité de temps et d’énergie des exercices ciblant plus directement les membres supérieurs, pourrait s’avérer être aussi une valeur ajoutée très utile voire indispensable.

Pensez votre corps comme un tout et ne vous laissez affaiblir par aucun point faible. En développant les parties hautes de votre corps, vous équilibrerez vos aptitudes et amplifierez la maitrise de votre gainage global en action. Soyez sûr que les sprinters de très haut niveau (Bolt et autres) pratiquent beaucoup d’exercices de renforcement pour le haut de leur corps, car dans le monde des plus fort, il n’y pas de place pour les maillons faibles.

En conclusion, si vous pouvez faire ainsi, allez-y et plutôt deux fois qu’une !

Julie, 26 ans : Je suis très sportive et assez mince, enfin pas aussi mince que je le voudrais et voilà mon problème. Bon je ne surveille pas trop mon alimentation sans exagérer bien sûr, car je fais toujours le même poids. Vous parlez d’équilibre alimentaire et j’ai aussi votre premier livre qui approfondi bien la diététique. En fait, je n’arrive pas à équilibrer, parfois je mange peu, parfois je saute un repas et grignote, parfois je mange un peu trop mais bon j’évacue facilement grâce au sport mais je conserve toujours deux kilos en trop sur les fesses. Les équilibres peuvent m’aider à perdre un peu de mon surplus ?

Æquilibrium : Voyons le positif : sportive, jeune, motivée et lucide, c’est un bon début.

Que votre métabolisme rapide et peut-être aussi votre quotidien vous permettent d’évacuer des calories excédentaires est une bonne chose. Pour autant, le poids supplémentaire que vous conservez malgré tout, révèle que votre corps s’est habitué à cette situation. Si vous voulez agir,  vous pouvez bien sûr rajouter un peu de cardio dans vos séances sportives (course, natation, vélo…), et c’est toujours plus simple d’augmenter ses dépenses caloriques en faisant plus de sport (si on a temps et énergie) que se frustrer sur un plan alimentaire.

Mon conseil, commencez par réguler vos repas sans en sauter et répartissez-vous sur plusieurs petits repas. Simultanément, diminuez un peu de vos sucres par exemple en soirée (pas d’alcool, de pain, de dessert…) et enfin avec le travail en cardio et en effet avec aussi le travail sur les équilibres et les postures maintenues longtemps, vous serez sur une bonne voie pour agir en endurance en sollicitant avec expérience de moins en moins de sucre et plus masse graisseuse.

 

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